Six
heures de sommeil plus tard, à 9h, nous partageons notre premier petit déjeuner
en terres africaines … Le plus européen qui soit (pain beurré, thé ou
café !). Vers 10 h, Édouard est passé nous prendre pour aller à la banque,
changer nos euros en francs CFA. Autant la veille, les rues désertes nous avaient
paru hostiles (à l’image d’un garde, armé jusqu’aux dents d’un fusil plus
grand que lui, posté à l’entrée de la Société Générale), autant le grouillement
de vie peuplant Ouaga de jour nous a émerveillé. Armé de nos appareils photos,
à bord de l’antique Peugeot de notre guide, nous avons mitraillé les rues de
nos flashs.
« Aller viens, on est bien à la BOA !»
- Publicité Bank
Of Africa
L’imprévisible
étant prévisible au Burkina, une de nos cartes de crédit à la puce capricieuse
a contrarié nos plans. Nous avions prévu de régler le devis des
travaux en une seule fois, mais l’association a dû composer avec nos problèmes
techniques.
Par
la suite, Édouard nous a conduit aux locaux d’A.LA.VI, pour faire la
connaissance de ses membres, des locaux, depuis les salles de consultation
jusqu’aux archives en passant par la pharmacie ou encore les locaux d’aide
psycho-sociale.
« Sauce Yassa, ou sauce Claire ? » - serveuse au Phenixia
Moumouni
et Geoffroy nous ont ensuite accompagné au restaurant Le Phenixia, pour déguster
du riz à la sauce locale. Rassasiés, nous nous sommes redirigés vers
l’association pour y rencontrer sa présidente Aissetou Kabore avec laquelle
nous étions en contact depuis la France. Lors de cette réunion, nous avons
décidé du programme de travail du séjour et du déroulement des différentes
excursions que nous réaliserions. Tout d'abord, nous devions visiter quelques
librairies du centre de Ouaga, mais nous avons dû faire face à l’heure trop
tardive de notre expédition; ce qui nous mena à des portes closes. Nous nous sommes
donc rabattu sur la visite de la Cathédrale de Ouagadougou.
A la
tombée de la nuit, vers 18h30, nous avons été chercher des fruits sur le
marché. Là encore, les autochtones nous ont assaillis, attirés, sans doute, par
nos portefeuilles européens. Après une sacrée cohue et l’aide de Moumouni, nous
sommes sortis avec des mangues et des bananes fraîches.
Moumouni
nous a ensuite emmené dîner dans un « maquis », sorte de bar en
plein air dans un quartier populaire de Ouagadougou. Nous avons alors goûté au
« poulet bicyclette », qui est un poulet braisé que les burkinabés
tuent sur place et cuisent au feu de bois. Il y a une anecdote locale à propos
de ce met. En fait, une femme qui mange « le dos » du poulet assure
tacitement à son homme qu’elle se « mettra sur le dos » cette nuit.
La coutume veut donc que le mari propose cette partie à sa femme… en espérant
son consentement ! Nous avons accompagné le poulet de Brakina, une bière
locale.
Épuisés,
nous sommes rentrés à l’auberge pour finir la soirée sur la terrasse-toit,
appréciant encore la douceur de la nuit après avoir enduré l’Harmattan, un vent
sec et chaud soulevant la poussière, qui avait soufflé toute la
journée pour tomber en même temps que la nuit.
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