lundi 20 février 2012

Vendredi 17 Février

Six heures de sommeil plus tard, à 9h, nous partageons notre premier petit déjeuner en terres africaines … Le plus européen qui soit (pain beurré, thé ou café !). Vers 10 h, Édouard est passé nous prendre pour aller à la banque, changer nos euros en francs CFA. Autant la veille, les rues désertes nous avaient paru hostiles (à l’image d’un garde, armé jusqu’aux dents d’un fusil plus grand que lui, posté à l’entrée de la Société Générale), autant le grouillement de vie peuplant Ouaga de jour nous a émerveillé. Armé de nos appareils photos, à bord de l’antique Peugeot de notre guide, nous avons mitraillé les rues de nos flashs.


« Aller viens, on est bien à la BOA !» - Publicité Bank Of Africa

L’imprévisible étant prévisible au Burkina, une de nos cartes de crédit à la puce capricieuse a contrarié nos plans. Nous avions prévu de régler le devis des travaux en une seule fois, mais l’association a dû composer avec nos problèmes techniques.
Par la suite, Édouard nous a conduit aux locaux d’A.LA.VI, pour faire la connaissance de ses membres, des locaux, depuis les salles de consultation jusqu’aux archives en passant par la pharmacie ou encore les locaux d’aide psycho-sociale.

« Sauce Yassa, ou sauce Claire ? » - serveuse au Phenixia

Moumouni et Geoffroy nous ont ensuite accompagné au restaurant Le Phenixia, pour déguster du riz à la sauce locale. Rassasiés, nous nous sommes redirigés vers l’association pour y rencontrer sa présidente Aissetou Kabore avec laquelle nous étions en contact depuis la France. Lors de cette réunion, nous avons décidé du programme de travail du séjour et du déroulement des différentes excursions que nous réaliserions. Tout d'abord, nous devions visiter quelques librairies du centre de Ouaga, mais nous avons dû faire face à l’heure trop tardive de notre expédition; ce qui nous mena à des portes closes. Nous nous sommes donc rabattu sur la visite de la Cathédrale de Ouagadougou.

« C’était moi la première !! » - marchande de fraises

Marché de Ouagadougou

A la tombée de la nuit, vers 18h30, nous avons été chercher des fruits sur le marché. Là encore, les autochtones nous ont assaillis, attirés, sans doute, par nos portefeuilles européens. Après une sacrée cohue et l’aide de Moumouni, nous sommes sortis avec des mangues et des bananes fraîches.
Moumouni nous a ensuite emmené dîner dans un « maquis », sorte de bar en plein air dans un quartier populaire de Ouagadougou. Nous avons alors goûté au « poulet bicyclette », qui est un poulet braisé que les burkinabés tuent sur place et cuisent au feu de bois. Il y a une anecdote locale à propos de ce met. En fait, une femme qui mange « le dos » du poulet assure tacitement à son homme qu’elle se « mettra sur le dos » cette nuit. La coutume veut donc que le mari propose cette partie à sa femme… en espérant son consentement ! Nous avons accompagné le poulet de Brakina, une bière locale.
Épuisés, nous sommes rentrés à l’auberge pour finir la soirée sur la terrasse-toit, appréciant encore la douceur de la nuit après avoir enduré l’Harmattan, un vent sec et chaud soulevant la poussière, qui avait soufflé toute la journée pour tomber en même temps que la nuit.

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