Nous
débutons notre deuxième journée burkinabè par la visite du groupe scolaire
« Le réveil ». Ensemble catholique d’une école primaire, d’un collège
et d’un lycée. Le directeur nous a accueilli et a salué notre initiative car
c’est à son établissement que nous apporterons notre aide par la réalisation
d’une bibliothèque scolaire. Le domaine étant restreint, la bibliothèque sera
installée dans le bâtiment dédié à la paroisse d’Emmanuel à 5 minutes de
l’école.
« On allume la
lumière ! Sinon on verra que les blancs » - Le pasteur
Nous
nous sommes ensuite rendus sur les lieux pour évaluer l’amont des travaux et
par la même occasion, rencontrer le pasteur de la paroisse. Peinture à refaire,
tables et bureaux à installer, meubles et étagères à monter et à garnir !
Nous
sommes ensuite retournés dans les premiers locaux visités. De l’autre
coté d’un rigodon de déchets, une foule d’enfants joue aux ballons. Petites
filles et petits garçons s’échangent quelques passes, courent et rient sous
l’œil avisé du grand père assis dans l’ombre. A notre approche, certains se font
timides. Mais, à la vue de nos objectifs, tous affichèrent leurs sourires les
plus illuminés. Une séance photo s’impose !
Les garçons prennent ensuite
part à une partie de football improvisée. L’heure du déjeuner a sonné, nous
nous sommes donc attablé à notre cantine désormais favorite, le Phenixia. Au
menu, pour Camille et Marion (les plus vaillants !) du Foutou banane, un
plat à base d'igname et de banane pilée qui se présente sous forme d’une
épaisse pâte accompagnée d’une sauce au choix.
« Tu
notes ? Vernes Henri, La revanche de l’ombre jaune » - Camille
répertoriant toute la saga de « L’ombre jaune »
Pour
occuper le temps de la digestion, nous avons trié et répertorié tous les livres
que nous avions apporté. Plus de 250 livres enregistrés, en attendant la
dernière valise toujours absente.
La chaleur écrasante nous pousse tous sous la douche afin de pouvoir s’endimancher pour aller à la messe catholique de l’église Jean XXIII. Une cérémonie haute en couleurs, rythmée par des chants de prières sur fond de musiques locales. Un diner avec les membres de l’association devait clore notre journée. Malheureusement, nous avons appris le décès d’un des bénéficiaires de l’association. Nous avons donc repoussé le diner pour que les membres puissent se recueillir auprès du défunt.
« Laafi bê bê,
Laafi balla » -
Chanson burkinabèe
Moumouni
nous a alors proposé de nous emmener au Zoodo, un restaurant avec un orchestre
de musiques africaines. Poulets sautés, poulets braisés, brochettes de bœuf,
Brakina (bière blonde locale) et Alocco ; des tranches de bananes frites, une nouvelle
découverte pour nos palets européens. Dans la continuité d’une soirée sous le
signe de la musique, Moumouni nous a entrainé dans une boite Reggae. Sur la
piste, des déhanchés exotiques et de longues dread locks, aux balancements
synchrones. Nous avons retrouvé nos quartiers sur le coup d’une heure du
matin, bien fatigués.
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