lundi 20 février 2012

Samedi 18 Février


Nous débutons notre deuxième journée burkinabè par la visite du groupe scolaire « Le réveil ». Ensemble catholique d’une école primaire, d’un collège et d’un lycée. Le directeur nous a accueilli et a salué notre initiative car c’est à son établissement que nous apporterons notre aide par la réalisation d’une bibliothèque scolaire. Le domaine étant restreint, la bibliothèque sera installée dans le bâtiment dédié à la paroisse d’Emmanuel à 5 minutes de l’école.

« On allume la lumière ! Sinon on verra que les blancs » - Le pasteur

Nous nous sommes ensuite rendus sur les lieux pour évaluer l’amont des travaux et par la même occasion, rencontrer le pasteur de la paroisse. Peinture à refaire, tables et bureaux à installer, meubles et étagères à monter et à garnir !



Sur le retour, nous nous sommes arrêtés dans une autre antenne d’A.LA.VI. Ces locaux devraient bientôt être relocalisés dans les locaux en construction, visités le premier jour. Cet établissement est principalement dédié au dépistage du VIH. En faisant le tour des lieux, nous découvrons des bureaux de discussion. En effet, les bénéficiaires sont souvent réticents au dépistage. Puis, une salle de prélèvement, dès lors que les patients sont convaincus. Le test prend environ 30 minutes, depuis les prélèvements jusqu'aux résultats. L’association assure à ses patients un soutien médical et psychologique. Celle-ci organise des groupes de parole, des classes d’éveil pour les enfants et des rassemblements (notamment homosexuels) de sensibilisation et de prévention contre les risques de la maladie. Selon Aissetou Kaboré, il y a deux types de populations : Les personnes non sensibilisées habitant dans des villages retirés hors de la porté des antennes de l’association et les personnes conscientes des risques encourus mais qui composent avec la menace de la maladie.

 









Nous sommes ensuite retournés dans les premiers locaux visités. De l’autre coté d’un rigodon de déchets, une foule d’enfants joue aux ballons. Petites filles et petits garçons s’échangent quelques passes, courent et rient sous l’œil avisé du grand père assis dans l’ombre. A notre approche, certains se font timides. Mais, à la vue de nos objectifs, tous affichèrent leurs sourires les plus illuminés. Une séance photo s’impose ! 
 


Les garçons prennent ensuite part à une partie de football improvisée. L’heure du déjeuner a sonné, nous nous sommes donc attablé à notre cantine désormais favorite, le Phenixia. Au menu, pour Camille et Marion (les plus vaillants !) du Foutou banane, un plat à base d'igname et de banane pilée qui se présente sous forme d’une épaisse pâte accompagnée d’une sauce au choix.


«  Tu notes ? Vernes Henri, La revanche de l’ombre jaune » - Camille répertoriant toute la saga de « L’ombre jaune »



Pour occuper le temps de la digestion, nous avons trié et répertorié tous les livres que nous avions apporté. Plus de 250 livres enregistrés, en attendant la dernière valise toujours absente.









 

 

La chaleur écrasante nous pousse tous sous la douche afin de pouvoir s’endimancher pour aller à la messe catholique de l’église Jean XXIII. Une cérémonie haute en couleurs, rythmée par des chants de prières sur fond de musiques locales. Un diner avec les membres de l’association devait clore notre journée. Malheureusement, nous avons appris le décès d’un des bénéficiaires de l’association. Nous avons donc repoussé le diner pour que les membres puissent se recueillir auprès du défunt. 

« Laafi bê bê, Laafi balla » - Chanson burkinabèe

Moumouni nous a alors proposé de nous emmener au Zoodo, un restaurant avec un orchestre de musiques africaines. Poulets sautés, poulets braisés, brochettes de bœuf, Brakina (bière blonde locale) et Alocco ; des tranches de bananes frites, une nouvelle découverte pour nos palets européens. Dans la continuité d’une soirée sous le signe de la musique, Moumouni nous a entrainé dans une boite Reggae. Sur la piste, des déhanchés exotiques et de longues dread locks, aux balancements synchrones. Nous avons retrouvé nos quartiers sur le coup d’une heure du matin, bien fatigués.

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