Pour
la première fois du séjour, nous avons mit la main à la pâte ! Au
programme : retaper la bibliothèque ! Armés de papier de verre nous
avons tous les quatre poncé les 80m2 désaffectés. Après trente
seconde de frottage intensif nous avons été assailli par des tonnes de
poussière de peinture et avons dû recourir à des masques de fortune. Une fois les
murs dégagés, c’est avec des balais antédiluviens que nous nous sommes
débarrassés de ladite poussière. Puis, sous le soleil de la capitale,
nous avons attendu le peintre qui devait amener la peinture. C’est en scooter
que celui-ci est arrivé avec deux seaux de 10 litres de cette peinture tant attendue
(oui oui sur le scooter, les 20 litres !). Le peintre s’est ensuite adonné
à un mélange, pour le coup, « manuel » de la peinture. Ici, toutes
les peintures sont blanches, il faut y mettre du colorant soi-même pour obtenir
la teinte désirée. C’est donc à pleine main (voire bras) que l’ouvrier a brassé
le liquide pour lui donner une couleur jaune. Munis de pinceaux plus vieux que
les balais, nous avons donc passé la première couche sur les murs. Mais pressés
par le temps et malgré une pause déjeuner à peine parisienne (30 minutes), nous
avons dû nous résigner à laisser l’équipe d’ouvriers finir le travail sans
nous.
« Avoir deux
femmes, non ! Mais par contre, je découche souvent »
- Patrick parlant de la fidélité
- Patrick parlant de la fidélité
En
effet, M. Parkouda, l’ami d’Arthur, nous avait programmé une sortie sur le
grand marché de Ouagadougou. Cependant notre contact a mis un peu de temps pour
arriver. Cela nous a donné l'occasion de discuter un peu avec Patrick. Cette
fois, c’est le mariage, les rapports homme-femme, l’amour et le développement de
l’Afrique qui sont passés au crible ; notre hôte délivrant une multitude
de perles pour nos oreilles européennes !
Notre
ami arrivé, c’est en direction du marché que nous partons. Celui-ci est ouvert
tous les jours de la semaine du lever jusqu’au coucher du soleil. Menés par un
guide auto désigné nous avons arpenté les rues de Ouaga à la recherche de
souvenirs. Pressés de monter dans une échoppe, nous avons découvert un hangar
rempli de tenues autochtones, de bijoux fait mains ou de foulards en coton tissé.
Se sont alors déroulées les négociations les plus âpres de nos vies, menées par
un vendeur pratiquant « le prix du Français » (idéalement touriste…)
et un Gautier impassible. Ce dernier faisant diviser par trois le prix des
tuniques. Galvanisés par cet exemple,
nous avons repris notre route, assaillis de toutes parts par des vendeurs venus
des quatre coins du marché pour nous proposer en exclusivité leur marchandise. C’est
donc entourés de cinq vendeurs chacun que nous avons dû procéder à nos achats !
Revenus à la voiture, le chauffeur de M. Parkouda nous a emmené jusqu’aux
bureaux de son patron.
D'imposants
camions militaires et des gardes postés à l’entrée nous ont accueilli, ainsi que le
propriétaire des lieux. Conduits jusqu’à son bureau, nous avons pu échanger une
nouvelle fois avec l’homme d’affaires qui nous a montré des photos de ses
différentes réalisations pour la communauté burkinabè. Il est en réalité, avec
la mairie de Ouagadougou et le Grand Lyon (représente !) responsable de la
gestion des déchets de la capitale. Il approvisionne aussi la police et l’armée
en équipement. Ces diverses activités (entre autres) lui ont valu de se voir
remettre par le Président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, la médaille de l’ordre de
Chevalier. Nous avons, par ailleurs, organisé notre journée de vendredi avec lui
et décidé d’une expédition dans la réserve de Nazinga au Sud du pays.
« Et joyeux
anniversaire madame Renée ! »
- un chanteur au Jardin des Amis
Le chauffeur nous a ensuite déposé aux « Jardin des Amis », au
centre géographique de Ouaga. Le restaurant s’est trouvé être un énorme
repère de touristes puisque la quasi-totalité des tables étaient occupées par
des blancs. Après de délicieux poulets-bicyclettes, nous sommes rentrés à l’auberge, pour finir, une fois encore, notre journée sur la terrasse, en compagnie des employés de Patrick : Salif et Nina.
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