jeudi 23 février 2012

Mercredi 22 Février


Pour la première fois du séjour, nous avons mit la main à la pâte ! Au programme : retaper la bibliothèque ! Armés de papier de verre nous avons tous les quatre poncé les 80m2 désaffectés. Après trente seconde de frottage intensif nous avons été assailli par des tonnes de poussière de peinture et avons dû recourir à des masques de fortune. Une fois les murs dégagés, c’est avec des balais antédiluviens que nous nous sommes débarrassés de ladite poussière. Puis, sous le soleil de la capitale, nous avons attendu le peintre qui devait amener la peinture. C’est en scooter que celui-ci est arrivé avec deux seaux de 10 litres de cette peinture tant attendue (oui oui sur le scooter, les 20 litres !). Le peintre s’est ensuite adonné à un mélange, pour le coup, « manuel » de la peinture. Ici, toutes les peintures sont blanches, il faut y mettre du colorant soi-même pour obtenir la teinte désirée. C’est donc à pleine main (voire bras) que l’ouvrier a brassé le liquide pour lui donner une couleur jaune. Munis de pinceaux plus vieux que les balais, nous avons donc passé la première couche sur les murs. Mais pressés par le temps et malgré une pause déjeuner à peine parisienne (30 minutes), nous avons dû nous résigner à laisser l’équipe d’ouvriers finir le travail sans nous.



« Avoir deux femmes, non ! Mais par contre, je découche souvent »
- Patrick parlant de la fidélité

En effet, M. Parkouda, l’ami d’Arthur, nous avait programmé une sortie sur le grand marché de Ouagadougou. Cependant notre contact a mis un peu de temps pour arriver. Cela nous a donné l'occasion de discuter un peu avec Patrick. Cette fois, c’est le mariage, les rapports homme-femme, l’amour et le développement de l’Afrique qui sont passés au crible ; notre hôte délivrant une multitude de perles pour nos oreilles européennes !

Notre ami arrivé, c’est en direction du marché que nous partons. Celui-ci est ouvert tous les jours de la semaine du lever jusqu’au coucher du soleil. Menés par un guide auto désigné nous avons arpenté les rues de Ouaga à la recherche de souvenirs. Pressés de monter dans une échoppe, nous avons découvert un hangar rempli de tenues autochtones, de bijoux fait mains ou de foulards en coton tissé. Se sont alors déroulées les négociations les plus âpres de nos vies, menées par un vendeur pratiquant « le prix du Français » (idéalement touriste…) et un Gautier impassible. Ce dernier faisant diviser par trois le prix des tuniques.  Galvanisés par cet exemple, nous avons repris notre route, assaillis de toutes parts par des vendeurs venus des quatre coins du marché pour nous proposer en exclusivité leur marchandise. C’est donc entourés de cinq vendeurs chacun que nous avons dû procéder à nos achats ! Revenus à la voiture, le chauffeur de M. Parkouda nous a emmené jusqu’aux bureaux de son patron.

D'imposants camions militaires et des gardes postés à l’entrée nous ont accueilli, ainsi que le propriétaire des lieux. Conduits jusqu’à son bureau, nous avons pu échanger une nouvelle fois avec l’homme d’affaires qui nous a montré des photos de ses différentes réalisations pour la communauté burkinabè. Il est en réalité, avec la mairie de Ouagadougou et le Grand Lyon (représente !) responsable de la gestion des déchets de la capitale. Il approvisionne aussi la police et l’armée en équipement. Ces diverses activités (entre autres) lui ont valu de se voir remettre par le Président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, la médaille de l’ordre de Chevalier. Nous avons, par ailleurs, organisé notre journée de vendredi avec lui et décidé d’une expédition dans la réserve de Nazinga au Sud du pays.

«  Et joyeux anniversaire madame Renée ! » - un chanteur au Jardin des Amis
Le chauffeur nous a ensuite déposé aux « Jardin des Amis », au centre géographique de Ouaga. Le restaurant s’est trouvé être un énorme repère de touristes puisque la quasi-totalité des tables étaient occupées par des blancs. Après de délicieux poulets-bicyclettes, nous sommes rentrés à l’auberge, pour finir, une fois encore, notre journée sur la terrasse, en compagnie des employés de Patrick : Salif et Nina.


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