jeudi 23 février 2012

Mardi 21 Février


Aujourd’hui, nous quittons la ville pour une journée touristique. Nous avons d’abord commencé par la visite du parc animalier de Ziniaré à l’Est de Ouaga. Certaines cages étaient vides et les autres remplies d’animaux qui s’ennuyaient sévèrement ! Nous avons tout de même croisé des éléphants mangeurs de bois, les toilettes d’un hippopotame en plein réfection (nécessitant quand même une bonne quinzaine d’ouvriers, pelles à la main !), une tortue quasi empaillée et un quatuor de vautours tout droit sorti d’un film de Walt Disney.



Ensuite, 10 km plus loin, nous avons atterri à Laongo, site de sculptures africaines et parfois même européennes, sur granit. Ce site est en fait un medley d’œuvres d’artistes du monde. Réunis chaque année en symposium, les artistes sculptent pour le Burkina, dans des blocs de granit, de belles pièces retraçant l’histoire de l'Afrique et les coutumes locales.

Petit passage aux stands ! Nous avons trouvé un maquis pour nous restaurer. Après une longue attente nous nous sommes rendus compte que nos hôtes étaient partis quérir les pommes de terre pour confectionner nos frites au lieu de nous informer de leur absence.

« Elle ne voulait pas perdre une occasion de se faire de l’argent »
 - Moumouni à propos desdites frites.

 Nous avons ensuite repris la route pour Manega. Parsemant la brousse, des villages traditionnels, peuplés de cases, apparaissent au gré des kilomètres. Une fois à destination, nous nous retrouvons dans un petit village retiré, abritant un musée des rites et traditions africaines. Un endroit fabuleusement mystique ! Où parfois les photos ne sont pas autorisées, pour ne pas déranger les esprits. Nous apprendrons alors que pour entrer dans la pièce où repose un défunt, il faut se déchausser et entrer à reculons. En effet, les Mossis (ethnie majoritaire au Burkina Faso) pensent que la mort est le retournement de la vie et que pour respecter l’âme du regretté, il faut « retourner » nos habitudes. Nous avons aussi pu découvrir l’intérieur des cases africaines d’époque, encore parfois d’actualité dans les espaces ruraux. Mais aussi les tenues du XIIIe siècle qui ont servi pour la guerre et ce jusqu’au XXe, quand la France fit appel à ses colonies pour combattre l’Allemagne, pendant  la Première Guerre mondiale.

Après, nous sommes revenus sur Ouaga 2000 et avons prospecté pour la première fois dans une grande surface. Surprise ! Les produits dans les rayons sont pour la plupart français, et surtout aux dates limites de consommation (largement) dépassées. Nous nous rappellerons de ces bouteilles de lait périmées depuis Août 2011… Mais comme une surprise n’arrive jamais seule, c’est alléchés par une carte généreuse que nous avons poussé les portes du L.A.O., un restaurant sino-africano-européen (rien que ça !). Il s’est malheureusement avéré que les plats étaient fantômes pour leur majorité…

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